Graine d'Ortie - paroles des chansons


Choisissez votre titre :



• Lune Noire

Lune Noire

Soir de lune noire,
Le monde devient fou !
Emporté au hasard,
D'un étrange courroux.

Nos pupilles s'assombrissent.
Soudainement, se révèlent,
Nos démons et nos vices,
Qui nous guident, nous appellent.

En trainant nos esprits,
Vers ce chemin mystique,
Commence la sombre nuit,
D'une bande d'hérétiques.

Toute étoile éteinte,
Difficile d'illuminer,
Notre raison qui suinte,
Par monceaux éclatés.

Sur le fil d'une vie,
Mystérieuse et tranchante,
Notre conscience fuit,
De ténébreuses pentes.

Soir de lune noire,
Le monde devient fou,
Emporté au hasard,
D'un étrange courroux.

• Méandres et Dédales

Méandres et Dédales

A l'heure de tout à l'heure,
Tu viens je me souviens,
De rire pour un sou,
De sourire pour un rien.

Tu étais belle comme tout,
Tout simplement étourdissante,
Ravissante surtout,
Divinement agaçante.

Pourquoi faut il souvent le prix
En échange est cher,
Alors je m'agenouille encore et je prie,
Que tes épines évitent ma chair.

Forcé de croire que c'est ainsi,
Sans moindre mal on ne peut,
Dévorer vos dos dorés là si,
S'écorce l'histoire de nous deux.

Décidons donc ma foi à part,
Si le parfois égale jamais,
C'est du tout donc je m'accapare,
Sinon du nous que je défais.

Tout ce chagrin qui nous lacère,
Cactus alchimique d'une rose,
Ce bout de rien que l’étau resserre,
Ce bout de tout que l'on explose.

En conclusion si cela est,
Conditionnel et chimérique,
T'aimant autant que je te hais,
Douce cruelle une fin tragique.

Car on perd nos plumes,
A effeuiller la marguerite,
Ne restera que l'amertume,
De nos amours de nos faillites.

Mais dans les méandres de nos êtres,
Les dédales de nos esprits,
Nous souviendrons nous peut-être,
Nous souviendrons nous ce qu'on oublie.

• Croquer la Vie

Croquer la Vie

Même si elle n'est pas toujours commode,
Que sous nos pas elle se dérobe,
Que je l'ai mille fois traitée d'ignoble,
Aujourd'hui ma rancœur je solde.

Malgré qu'elle soit dégueulasse,
Incompréhensibles d'injustices,
Aujourd'hui je l'embrasse,
Lui murmure l'armistice.

J'ai envie de croquer la vie,
Tant qu'il me reste deux, trois chicots,
Arrêter de lui cracher dans le dos.
J'ai envie de croquer la vie,
Cet étrange fruit épineux,
Qui sait se faire délicieux.


En guise de simple merci,
De m'accorder encore une chance,
Merci de ne pas m'avoir tout pris,
Sur le chemin de la déchéance.

D'avoir laisser une étincelle,
Après la tempête de violence,
Oh oui merci chère cruelle,
De cet espoir, cette délivrance.



Parfois je souris même au matin,
Sans encore accuser le sort,
De mon mal être quotidien,
Dans lequel je ricane la mort.

Je crois que j'éprouve du respect,
Peut-être même un peu d'admiration.
Quand je savoure bouche bée,
La volupté de la création.

J'ai envie de croquer la vie,
Tant qu'il me reste deux, trois chicots,
Arrêter de lui cracher dans le dos.
J'ai envie de croquer la vie


Après bien des déboires,
Bien des nuits où je l'ai maudite.
Je prends conscience de l'art,
Du monde où je suis blotti.

Un univers parfois maussade,
Qui est le décor de mon jeu,
Où je me prête à la parade,
Dans un théâtre tellement précieux.

J'ai envie de croquer la vie,
Tant qu'il me reste deux, trois chicots,
Arrêter de lui cracher dans le dos.
J'ai envie de croquer la vie

• L'Effroi de l'Âme

L'Effroi de l'Âme

Est-ce donc ça la vérité ?
Est-ce donc ça la vérité ?


Une obligation d'errance,
De nos esprits torturés,
Est-ce donc ça la vérité ?

Qui se heurte aux regrets,
De ne point concevoir,
L'imperceptible degré,
Dont se nourrit l'espoir.

S'obstinant sans repos,
A effleurer l'absurde,
Où l'on ne cherche qu'à absoudre,
Notre savoir en défaut.

Est-ce donc ça la vérité ?
Est-ce donc ça la vérité ?


Alors dans une spirale de maux,
Je m'égosille sans saisir,
Le moindre tracas d'égo,
Mais je ne peux m'abstenir.

J’ai besoin de ressentir,
Que notre passage n’est pas vain,
Je ne veux plus consentir
A la destruction du chemin.

Traumatisante impuissance,
Destructive et rebelle
Désinvolte incompétence,
Je te maudis cruelle !

N’existe t-il pas de solution,
Pour faire renaître le bien être ?
La vie n’est qu’une abnégation,
Dans un désir de paraître.

C’est ce qui poison me tenaille,
Cette prison qui me désarme,
Ces larmes qui brûlent mes entrailles,
En mille éclats de drames.

Comme les froides lames,
Transperçant ma chair,
C'est l'effroi de l'âme,
Qui éventre mes chimères.

Laissant gésir dans mon être,
Une cantilène infernale,
Où le non sens s'enchevêtre,
Sans aucune morale.

Mais où se cache la rédemption,
Quel avenir pour nos névroses,
Quelle irrémédiable déception,
Que le destin nous propose.

Est-ce donc ça la vérité ?
Est-ce donc ça la vérité ?
Est-ce donc ça que je ne supporte pas ?
Est-ce donc ça la vérité ?
Est-ce donc ça la vérité ?